Photographier un cheval c’est simple

Faire des photos de chevaux est à priori un exercice basique et simpliste. Je cadre je déclenche ma photo est faite. C’est un raisonnement très simpliste me direz-vous mais c’est le cas. Bon certes c’est une base. Ensuite si on désire approfondir les choses et aller plus loin il faut vraiment s’intéresser au sujet. Quand je dis s’intéresser c’est comprendre l’animal, comprendre le fonctionnement. On ne s’improvise pas du jour au lendemain photographe de chevaux tout comme on ne s’improvise pas photographe tout court. Bon à l’heure du numérique ma phrase fera sourire car des tartempion photographes il y en a plein la toile. La démocratisation de l’appareil numérique a rendu la pratique plus aisée et apporté aussi une vague de pseudos photographes à succès.

Photo, cheval et analyse

Avant de vouloir aller plus loin dans la pratique de la photographie de chevaux, il faut s’intéresser aux images existantes pour voir ce qui fonctionne . Analyser le travail d’artistes. Cela permet d’avoir en tête des visuels déjà existant qui serviront de repère voire de modèles. Et oui tous les photographes ont un jour essayé de copier leurs aînés. Non pas pour voler un art mais pour le comprendre pour progresser. Pour la photographie équine il y a des différences entre les créateurs d’images. Tout le monde ne voit pas les choses du même œil et ne produit pas le même travail. Fondamentalement le travail semble similaire et c’est normal puisque on ne peut pas réinventer la photo équine. On peut juste apporter une vision, un point de vue différent. Très souvent le thème d’une série apportera alors son cachet, sa différence. Apportant une approche originale qui n’a encore pas vu le jour ou encore emprunté à d’autres séries totalement extérieures au milieu hippique.

Comprendre, apprendre avant de vouloir un style

Le cheval en photo c’est comme l’équitation. Pour pouvoir se rendre maitre de son sujet il faut pouvoir l’apprivoiser sous toutes ces formes. La photographie équine demande des notions d’hippologie, d’équitation. Il faut comprendre la discipline et comprendre la morphologie du cheval. Il faut être capable de deviner la relation qui se lie entre le cavalier et le cheval. Il faut aussi apprendre à raisonner en tant qu’homme ou femme de cheval. Cela permet d’avoir une compréhension globale du milieu et ainsi être intégré et accepté dans le milieu équin. Ce milieu est très fermé et pour obtenir un échange riche avec les cavaliers il faut savoir montrer patte blanche. Un photographe de chevaux sera mieux compris et accepté si il est à même de pouvoir démontrer qu’il s’intéresse au cheval mais aussi aux us et coutumes de l’équitation, au respect du cheval, à l’attention qu’il va porter sur la complicité entre le cheval et son cavalier.

Mécanismes et allures du cheval en photographie équine

Après la base de l’hippologie et l’apprentissage de l’équitation le photographe équin va devoir s’intéresser à la locomotion du cheval. En effet les allures du cheval ne sont pas si simples qu’elles n’y paraissent. Des allures à 2 temps, quatre temps. Des phases à privilégier graphiquement en lieu et place d’autres moins avenantes visuellement. Et pour capturer de belles images il faut comprendre. Comprendre le mécanisme des allures et donc apprendre à anticiper le mouvement. De cette manière le photographe équestre pourra alors mieux définir ses attentes, ses envies, étudier le fond de son projet et ainsi le réaliser avec plus de facilité. Les images capturées sur des chevaux en mouvement seront alors plus parlantes que jamais.

Ne jamais oublier le cavalier pour critiquer ses images

Le photographe qui souhaite faire du cheval sa muse ne doit surtout pas oublier le credo même de l’équitation : ne jamais négliger le cavalier. Pour l’homme ou la femme de cheval devenu photographe c’est inscrit dans son génome. Il pense cheval, voit cavalier. Mais d’autres ne disposent pas forcément d’une expérience suffisamment longue ou riche. Le fait d’avoir pratiqué un peu d’équitation en club n’apporte pas forcément avec soi le savoir essentiel. Il ne faut donc pas se draper d’orgueil et justement sombrer dans l’humilité pour aller de l’avant et soumettre à la critique ses œuvres du jour. Le cavalier verra les erreurs non pas photographiques mais du cheval, de la mécanique, de la posture. C’est grace à ses conseils que l’amélioration tendra vers des images qui parleront vraiment aux monde du cheval

Photographier un cheval alors c’est simple ?

Je ne pense pas avoir dressé un tableau si noir mais j’espère avoir réussi à apporter des éléments de réflexion. En effet je trouve important de proposer des pistes de travail pour que chacun puisse se positionner sur le sujet. Chacun prendra ce qu’il juge utile, d’autres passeront outre ou auront déjà de sérieuses et solides notion issues du monde équestre. Dans tous les cas je vous souhaite de belles et jolies séances et j’espère que votre amour pour les équidés pourra se muer en passion dévorante.

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