1 an déjà que je pratique la photographie équestre

Voilà un an que je me suis « spécialisé » dans la photographie équestre. J’entends par spécialiser ma pratique usuelle de cette discipline. Certains pratiquent le portrait comme un de mes amis Alex de Morière, ou encore dans le portrait fashion et photo de mode à l’instar d’un autre ami Henri Joël : Djams Photographie ou encore spécialiste de la macro-photographie avec Michael. Ces deux derniers avec un talent que j’admire.

Pour ma part mon grand truc ce sont les chevaux. Comme je l’explique dans ma présentation (lien) je ne suis pas arrivé dans cette discipline par hasard. En effet je suis issu du milieu équestre où j’ai passé quelques années en tant que professionnel. C’est aussi une passion qui me suit depuis près de 25 ans et qui décidément ne me lâche pas.

Certains seraient tentés de me dire pourquoi ne pas avoir tenté l’expérience de la photographie équestre bien plus tôt ? Tout simplement car la découverte de la photographie en général permet de s’ouvrir à de très nombreuses disciplines qu’il faut essayer pour comprendre, apprendre et découvrir si l’on possède une affinité avec. Le lien n’est pas donc forcément automatique. Oui je faisais des photos avec pour sujet des chevaux mais pas dans une pratique unique et orientée à 100 %. Et oui avant je prenais des photos. Désormais je les fais, je les compose, je les réfléchis. C’est une étape qui a aussi grandement aidé. Passer de « prendre des photos » sans vraiment réfléchir : c’est beau on appuie sur le bouton en mode automatique à faire des photos où on réfléchit à tout avant de déclencher;  où l’on connait, maitrise (ou en partie comme moi :p) et applique les règles, les techniques.

Une année riche en progression

Ce fut une année difficile car j’ai dû faire face à de nombreux défis personnels et techniques. La photographie ce n’est pas juste appuyer sur un bouton. Ce sont aussi des réglages, des techniques, de la composition. Derrière une image se cache de nombreuses heures de travail et de réflexion. C’est aussi l’école de l’apprentissage car souvent plus la pratique avance plus le regard sur son travail personnel est dur. Il faut donc pouvoir surmonter les défauts, les problèmes pour améliorer le résultat produit et donc améliorer la qualité de son travail. C’est aussi affiner sa vision, son style, son regard sur le cheval. Etre capable de véhiculer un message ou une émotion. Et surtout se remettre en question. Sur l’année passée j’ai pu constater l’évolution progressive de mon travail et mesurer le long chemin qui m’attend encore pour progresser et obtenir un niveau potable. Je sais je vais arrêter de me flageller vu que le travail semble plaire mais je dois faire mieux :p. Quand je trouve mon travail correct je regarde celui d’autres photographes plus talentueux (mettre liens) pour retrouver un peu d’humilité et me pousser à avancer.

Ce fut aussi une année de progression dans le domaine du post traitement : apprendre à progresser avec les outils pour développer les images numériques, retoucher, nettoyer et appliquer son style personnel. Ce qui se révèle chronophage mais fort enrichissant.

Une année riche en rencontre

Mais avant le côté technique c’est avant tout une année riche en rencontre. J’ai eu l’occasion de rencontrer énormément de gens de chevaux, de nouvelles écuries, des élevages qui ont accepté de m’ouvrir leurs portes. Je pense à Fabrice Blin (élevage Dorianeva), Laetitia Letourneur (écurie du cheval de fer), Stéphanie Shaeffer (l’élevage Delétoile), l’élevage du Prélat ou encore Lénora (Au Pré des Chevaux), et tout particulièrement Galienne Tonka du Cheval Bavard qui m’a permis de réaliser de belles choses. C’est aussi les cavaliers comme Elora et son poney Hermès (à retrouver sur sa chaine Youtube Mouftashe) qui fut ma première cavalière mise en scène avec la série Mélodie sylvestre, Marie et Bénédicte et j’en oublie bien d’autres. Ils m’ont tous beaucoup apporté : des connaissances, des échanges équestres, du partage, de la gentillesse, de la magie et de nombreux encouragements.  La photographie équestre c’est avant tout une aventure humaine avec des passionnés qui donnent sans compter pour leurs chevaux.

J’ai pu m’intéresser aux chevaux ibériques qui jusque-là m’étaient encore assez peu familier. Groom de concours hippiques j’étais jusque-là plus accroc aux chevaux de selle et autre Anglos arabes. C’est aussi ça la photographie : ne plus être tenu à une discipline ou domaine, je peux m’ouvrir à de nouvelles choses, de nouvelles connaissances et surtout ouvrir mon esprit à des philosophies différentes sans pour autant ne pas appliquer mes attentes en matières d’équitation. Les vieilles habitudes ont la vie dure et je reste sélectif dans mes choix d’écuries. Je tiens donc à tous vous remercier pour votre soutien, encouragements et toutes les choses positives que vous m‘avez tous apporté cette année. Sans toutes ces personnes je doute que j’en sois arrivé jusque-là. J’ai appris énormément et passé des moments formidables avec vous tous et je vous en suis vraiment très reconnaissant.

Mes projets

Pour l’année qui suit j’ai de nombreux projets. Beaucoup de choses encore emmêlées, des idées plein la tête et aussi une part d’improvisation.  C’est aussi  j’espère de futures nouvelles rencontres, découvrir de nouveaux modèles à sabot et en apprendre encore plus… Pour clore cette première année et en débuter une nouvelle je débute par cet article qui est publié sur une nouvelle version de mon site. Sur ces pages vous trouverez le travail de l’année ou tout du moins une partie. C’est assez complexe de tout montrer et surtout de faire des choix pour cibler les images dont on est le plus fier. Difficile car pour moi chaque photo a son histoire ou son anecdote, j’ai encore les odeurs, les bruits en tête. Je sens encore le sable sous mes pieds. Certaines images m’ont pris un temps incroyable pour réussir à trouver ce que je pouvais en tirer de mieux. D’autres sont publiées car malgré une qualité déplorable, des conditions de prises du vues complexes en basse luminosité elles ont ce petit quelque chose que je ne saurais conserver que pour moi. Certains projets sont encore en cours et pas encore visible comme ma série sur les chevaux de trait mais le temps n’est pas un problème et rien ne presse.

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